03.07.2006

Réorganisation du temps de travail au centre courrier entreprise de la poste de vélizy

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Le parisien du 29 juin 2006

15.06.2006

Délit d'initiés à EADS?

jeudi 15 juin 2006 (Reuters - 12:22)

PARIS - Arnaud Lagardère juge qu'EADS est confronté à une crise majeure et indique qu'il n'avait aucune information sur les problèmes qui ont entraîné de nouveaux retards dans le programme A380 quand il a décidé de vendre en avril la moitié de la participation du groupe Lagardère dans le groupe d'aéronautique et de défense franco-allemand.

Dans une interview publiée par Le Monde dans son édition datée de vendredi, il déclare qu'il ne veut pas "surréagir et faire tomber des têtes pour faire plaisir au marché".

Mais le gérant-commandité du groupe Lagardère, qui conserve 7,5% d'EADS, ajoute que la question est "de savoir si le patron d'Airbus (NDLR - l'Allemand Gustav Humbert) était au courant de la situation en interne".

Prié de dire s'il maintenait sa confiance à Noël Forgeard, aujourd'hui co-président exécutif d'EADS après avoir dirigé jusqu'à début 2005 la filiale Airbus, il répond : "Je n'ai pas pour habitude de ne pas être solidaire de mes équipes et c'est une discussion que j'aurai avec Manfred Bischoff", avec lequel il partage la présidence du conseil de surveillance d'EADS.

"Il n'est pas question de faire payer un lampiste", dit-il encore.

L'annonce par Airbus d'un nouveau retard dans le programme A380 a fait plonger mercredi en Bourse le titre EADS, le groupe ayant annoncé que ces problèmes impacteraient son résultat opérationnel de 500 millions d'euros par an sur la période 2007-2010

10.05.2006

10 mai : Première commémoration de l’abolition de l’esclavage

A l’occasion de la première journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage, qui aura désormais lieu tous les 10 mai, Leïla Dixmier, présidente du Collectif « Devoirs de mémoires », explique en quoi l’institution d’un jour de commémoration est importante. Elle estime également que ce jour n’est que le début d’un combat, qui souhaite voir les livres d’histoire et la conscience collective prendre en compte 400 ans d’histoire, trop souvent oubliés ou occultés.

Cette commémoration de l’abolition de l’esclavage est-elle un aboutissement, au moins partiel, pour les populations dont les ancêtres ont été victimes d’exploitation ?

Oui. C’est la résultante d’un combat mené d’abord par madame Taubira, puisque ce jour est issu d’une préconisation de sa loi de 2001. Mais, c’est également la concrétisation du combat d’associations, comme celle du 23 mai 1998. Il y a, en effet, eu une polémique quant à la date, mais le fait que le gouvernement mette enfin en œuvre un jour de commémoration, constitue déjà une victoire. Mais, ce n’est qu’un début.

Que faudrait-il faire pour que cette journée de commémoration et celles qui viendront soient utiles ?
400 ans d’esclavage mériteraient tout de même un jour férié. Il faudrait également que se développent, un peu partout, des actions culturelles, pour que ce soit une journée de rassemblement entre les générations.
Le but du Collectif est, par ailleurs, d’utiliser l’histoire comme la base d’une réflexion pour comprendre un peu mieux le présent. Il n’y a pas de victime héréditaire, ni même de bourreau héréditaire, mais il faut assumer pleinement les bons côtés, comme les pages noires de l’histoire de France. Ainsi, nous pourrons revendiquer notre histoire, ensemble.

Pour assumer cette histoire commune, ne faudrait-il pas passer par l’éducation ?
Il s’agit effectivement de réhabiliter des pages oubliées ou occultées des manuels scolaires. En effet, selon nous, la mémoire est la base de la conscience de soi. Quand on sait d’où on vient, c’est plus facile de savoir où on va. Aujourd’hui, les traitements accordés à la traite négrière dans les manuels scolaires apparaissent comme dérisoires par rapport à la réalité historique.

Certains historiens disent pourtant que le législatif n’a rien à faire dans l’élaboration des livres d’histoire. Qu’en pensez-vous ?
Au Collectif, nous nous sommes battus pour l’abrogation de l’article 4 de la loi du 23 février 2006, car elle portait un jugement de valeur, et demandait à l’éducation nationale de reconnaître le rôle positif de la présence coloniale de la France. Aujourd’hui, la préconisation de l’article 2 de la loi Taubira, mise en cause par 40 députés UMP, demande juste à ce que l’histoire soit réhabilitée en fonction de l’importance de la tragédie : on parle tout de même de 400 ans d’esclavage et d’exploitation, de 4 millions de personnes déportées,parfois tuées, exploitées, avec un code juridique écrit par Colbert et commandité par Louis XIV. Il n’y a là aucun jugement de valeur. Mais, on comprend parfaitement la problématique quant à la non-intervention de l’Etat dans le travail des historiens. Mais, lorsqu’il s’agit de pans de l’histoire totalement oubliés ou sous-estimés, il paraît tout à fait normal que des gens, des politiques mêmes, se battent pour que l’esclavage soit, non seulement reconnu comme crime contre l’humanité, mais aussi que cette histoire soit enfin retranscrite de façon correcte et réelle.

Ne pensez-vous pas qu’il y a un risque, sous couvert de reconnaissance, de repli communautaire ?
Dans notre collectif, « Devoirs de mémoires », on porte fièrement nos « s ». Mais, il faut prendre le temps qu’il faut pour chaque problématique. Tout repose sur l’existence d’un réseau général, qui fasse en sorte que les gens cessent d’accepter, tête baissée, la condition que l’on veut bien leur donner. Le communautarisme est vraiment une enclave à éviter. Au collectif, les différents membres forment un panel de la société française actuelle, de tous horizons sociaux, de toutes origines confondues, mais nous sommes Français et fiers de l’être. On revendique donc avec force et conviction une France plurielle, multiculturelle et forte de sa différence. A la vielle de l’échéance présidentielle, l’idée c’est de faire cohésion en étant conscients qu’on y arrivera, mais tous ensemble.
Le travail que l’on mène depuis le début, résulte d’un désir d’éveiller les consciences en utilisant la culture comme une arme intellectuelle. Notre plus grand souhait est de permettre au tout à chacun, en les respectant à leur juste mesure, d’avoir les armes nécessaires pour faire agir leur libre-arbitre et leur esprit critique.